Et les autres

Sur l’air de « À la claire fontaine »

Lorsque j’étais petite, je soignais mes poupées,
Tout en souhaitant qu’un jour je puisse le faire pour de vrai.
Et les brimades des autres, ne voulais pas écouter.

Lorsque j’étais plus grande, jour et nuit j’étudiais,
Cent heures par semaine, est-ce que ça suffirait ?
Et les défaites des autres, jamais je ne critiquai.

Loin dans cette campagne, auprès des oubliés,
Enfants, jeunes et vieilles, tous je les ai soignés.
Et quand décédaient les autres, toujours je me morfondais.

De toute sa violence, la pandémie frappait,
Loin de tout équipement, de mon mieux je faisais.
Et tous les bravos des autres, mon cœur venaient réchauffer.

Me voilà dans la tente, l’aiguille est apprêtée,
Un vaccin qui avance, c’est le virus calmé.
Mais au loin grondent les autres, qui viennent pour me lyncher.

6 réflexions sur « Et les autres »

  1. Juste envie de faire un câlin à tous ces soignants qui oeuvrent pour nous sans relâche depuis 18 mois.

    J’avoue j’ai pas applaudi. Non pas pour « ne pas remercier » mais parce que je me suis toujours dit « la meilleure façon de les remercier c’est de leur donner le – de boulot possible ! » Gestes barrière, puis masques et maintenant vaccination.
    Du concret plutôt que de l’abstrait 🙏

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